En termes simples
Imaginez une pièce de monnaie tournant sur une table. Tant qu’elle tourne, elle n’est ni face ni pile. Lorsqu’elle tombe, elle atterrit sur l’une des deux faces. Cette image a toutefois ses limites. Une pièce en rotation a déjà une face tournée vers le haut ; c’est simplement que nous ne pouvons pas la voir. Un qubit ne cache aucune réponse. Le résultat n’est déterminé qu’au moment où il est lu.
Ce que cela change pour une entreprise
Les qubits sont fragiles : la moindre perturbation leur fait perdre leurs informations. Pour obtenir un qubit fiable, il faut en combiner plusieurs, parfois des centaines. Ainsi, lorsqu’une entreprise annonce un ordinateur doté de 1 000 qubits, demandez-lui combien d’entre eux sont fiables. La réponse est toujours bien inférieure.
Cela a une incidence sur la sécurité des données. En 2019, les experts estimaient qu’il faudrait 20 millions de qubits pour venir à bout du chiffrement protégeant une grande partie d’Internet. En 2025, cette estimation est passée sous la barre du million.
Ce que les gens comprennent mal
Un ordinateur quantique ne teste pas toutes les réponses possibles en même temps. Il fonctionne en faisant disparaître les mauvaises réponses pour que la bonne apparaisse. C’est pourquoi il n’est plus rapide que pour certains problèmes.
Où en est-on aujourd’hui ?
Les machines les plus avancées disposent désormais de centaines, voire de milliers de qubits, mais le nombre de qubits fiables est bien moindre. IBM vise à atteindre 200 qubits fiables d’ici 2029. La question n’est plus de savoir combien de qubits possède une machine, mais combien elle peut considérer comme fiables.
Termes associés
Superposition · Intrication quantique · Ordinateur quantique · Mécanique quantique